Congrès international ICAP !
Article mis en ligne le 18 janvier 2016

par Isabelle Saillot
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En 2014, le congrès quadriennal de l’Association Internationale de Psychologie Appliquée (IAAP) s’est tenu à Paris, sur le thème « de la crise au bien-être durable ». Plus de 4.500 participants d’une centaine de pays s’y sont retrouvés.
Le congrès était co-organisé par la Société Française de Psychologie. J’ai organisé avec G. Lecocq un symposium d’histoire de la psychologie, comportant une intervention centrée sur les travaux de Pierre Janet.


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PRÉSENTATION DU SYMPOSIUM

FATIGUE ET MIEUX-ÊTRE SELON LA PSYCHOLOGIE APPLIQUÉE DES ANNÉES 1900.
Gilles Lecocq, ILEPS-Cergy-France, CRP-EA 7773-UPJV
Isabelle SAILLOT – Réseau Janet, Paris, France

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Ce symposium se propose de repérer de quelles façons la psychologie au début du XXè siècle s’est intéressée aux facteurs qui caractérisent la bonne santé de l’être humain.

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En situant la naissance de la psychologie du sport au moment où P. Tissié s’intéresse aux aliénés-voyageurs (1887), nous proposerons deux façons de concevoir l’investissement excessif d’un sujet lors d’un effort physique :
1. La fatigue provoquée par un effort physique intense permet à un sujet humain de se découvrir un potentiel psychologique jusqu’alors inexploité, qui lui permet de développer de nouvelles compétences qui lui assurent un état de bonne santé bio-psycho-social.
2. La fatigue provoquée par un effort physique intense permet à un sujet humain de se protéger d’un conflit intra-psychique et de développer une fausse personnalité qui lui permet de faire croire à son environnement qu’il est en bonne santé bio-psycho-sociale.
Nous préciserons de quelles façons le début du Xxè siècle voit se construire des psychologies qui ne favorisent pas l’unité de la Psychologie mais provoquent un émiettement de celle-ci.

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Dans son livre “La médecine psychologique” (1923), Pierre Janet s’intéresse lui aussi à la fatigue psychologique et aux moyens d’y remédier. Pour lui la psychothérapie n’est pas nécessairement une cure de plusieurs années : le bien-être n’est pas si éloigné. L’héritage de Janet trop souvent oublié sera présenté ici et permettra de tracer des parallèles avec nos approches contemporaines.
La thérapie de Janet se concentre sur la solution du problème, et 2 à 40 séances sont généralement suffisantes pour rétablir le patient sur une durée d’au moins un an : voilà ce que nous appelons aujourd’hui la « thérapie brève ». Pourtant les apports pionniers de Janet en cette matière e sont pas souvent rappelés par les historiens de la psychologie appliquée. Ces travaux anciens conservent néanmoins un excellent potentiel à enrichir encore aujourd’hui les débats de la recherche et de la pratique.





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