I. Saillot : bibliographie sur P. Janet 2013-2016
Article mis en ligne le 12 janvier 2017
dernière modification le 13 janvier 2017

par Isabelle Saillot
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Saillot I. (2016). L’imitation comme passage des gestes au langage : un rapprochement Jousse – Janet. Revue Dogma en ligne. Édition hiver 2016.


Résumé

  • Les travaux de Janet ont été une source d’inspiration majeure dans l’œuvre de Marcel Jousse. Il avait assisté à ses cours du Collège de France, lu ses œuvres et les deux hommes se connaissaient personnellement et se fréquentaient probablement de façon régulière. Les deux auteurs se citent mutuellement, à de nombreuses reprises, dans leurs ouvrages ; Marcel Jousse est la seule personne à avoir réalisé un entretien avec Janet pour la presse, qui ait été publié (Lefèvre, 1928). Ces deux auteurs suscitent aujourd’hui un intérêt croissant. Il est donc particulièrement intéressant de les confronter sur le plan de la psychologie fondamentale et de l’anthropologie, des domaines où Pierre Janet en particulier est trop souvent absent des débats. L’étroite parenté des vues de Jousse et Janet s’observe aisément à la lecture comparée de plusieurs livres de Janet que nous mentionnerons dans la suite de ce texte, à titre d’exemple à celle de « Le mimisme humain et l’anthropologie du langage » (1936) de Marcel Jousse.

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Saillot I. (2015). Psychopathologie implicite de l’anonymat sur Internet. Les Cahiers Internationaux de Psychologie Sociale 2015/2 (Numéro 106), p. 193-207.


Résumé

  • Les recherches en psychologie sociale de l’anonymat sur Internet appartiennent à une riche tradition de pensée dont les premières pages se sont écrites peu avant 1900. Le modèle SIDE (Social Identity model of Deindividuation Effects) fait suite aux travaux de Festinger sur la « désindividuation », qui avaient été inspirés par la Psychologie des foules de Le Bon (1895). Celui-ci était admirait Ribot, qui allait bientôt former Janet. Ces origines se signalent encore dans les modèles actuels de psychologie sociale en tant que psychopathologie implicite. Un récent article (Guegan et Michinov, 2011) alimentera la réflexion ici menée, autour de la prise en compte de l’action, des sentiments de présence et d’anonymat, et du problème de l’inhibition.

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Saillot I. (2015). Mémoire et émotion chez Syssau et Monnier (2012) : quelques remarques à la lumière de modèles historiques. Psychologie Française 60(1), en ligne Doi 10.1016/j.psfr.2015.10.001


Résumé

  • Les recherches présentées par Syssau et Monnier (2012) s’inscrivent dans une longue tradition de travaux sur les liens entre mémoire et émotion, en psychologie normale et pathologique. La valence émotionnelle a été prise en compte dans le paradigme DRM pour documenter l’amnésie traumatique. Élaborée par Pierre Janet sous sa forme moderne, l’amnésie traumatique (dissociative) est explorée en Europe et outre-Atlantique dès la fin du xixe siècle. Ces anciens modèles, désignés de « dynamiques » car centrés sur la force du sujet, donnaient à l’activité un important rôle causal sur les émotions et la mémoire. Or, la prise en compte d’une variable dynamique (action) permet d’éclairer certaines difficultés des résultats expérimentaux récents, interprétés majoritairement à l’aide de facteurs sémantiques. Les modèles psychodynamiques, en particulier celui de Janet, conservent donc tout leur intérêt pour la recherche contemporaine.

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Saillot I. (2015). Grand angle : variabilité intra-individuelle chez Ninot & Costalat-Founeau (2011), un commentaire dans la perspective de la psychodynamique expérimentale. Psychologie Française 60(1), p. 69-81.


Résumé

  • La variabilité intra-individuelle par rapport au temps, souvent négligée dans les recherches contemporaines, a été centrale en psychologie dès les années 1900. Pierre Janet adopte souvent une perspective temporelle, pratiquant déjà l’étude longitudinale ; la biographie du sujet est au cœur de l’entretien clinique. Des recherches comme celles de Ninot et Costalat-Founeau (2011) s’inscrivent dans cette riche tradition. La confrontation épistémologique des travaux anciens et actuels permet d’éclairer des notions comme celles d’évolution temporelle ou « d’oscillation » qui jouent un rôle important en psychologie normale et pathologique. Un débat de près d’un siècle autour des troubles bipolaires témoigne de l’utilité de bien caractériser les périodicités de ces variations temporelles. Quelques imprécisions terminologiques compliquent parfois les discussions : les termes « temporel » et « dynamique » sont considérés synonymes, ce qui n’était pas le cas auparavant ; reconsidérer leur spécificité serait utile pour préciser certaines causalités. De ce point de vue, l’ancienne « psychologie dynamique expérimentale » du début du xxe siècle présente encore un certain intérêt pour la recherche expérimentale actuelle.

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Saillot I. (2014). Perspectives et actualités de Janet sur les possessions et les extases mystiques. Psychologie Française 59(4), p. 317-330.


Résumé

  • Pierre Janet s’est intéressé tout au long de sa carrière à la psychologie de la religion. Par ses analyses de deux cas principaux, Achille, un cas de possession « par le diable », et Madeleine, une mystique catholique, il montre les liens entre les phénomènes religieux et la « croyance ». Il s’appuie sur ces analyses pour traiter avec succès le cas d’Achille. Ce traitement a fait école, il fait figure de « nouvel exorcisme ». L’intégration des troubles dissociatifs en 1980, dans le DSM-III, est directement inspirée des travaux de Janet (0215, 0235 and 0070). Par la suite, des recherches internationales se sont appuyées sur ses analyses cliniques.

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Saillot I. (2013). Grand angle : le lien connaissances-activité chez Soubelet (2010), un commentaire dans la perspective de la psychodynamique expérimentale. Psychologie Française 58(1), pp. 53 – 66.


Résumé

  • Les résultats d’A. Soubelet (2010) semblent écarter le lien entre connaissances et activités. Ce lien fait l’objet d’une longue tradition de recherche : poursuivant les travaux de Pierre Janet, Piaget y consacre sa carrière. Les critiques qu’a subies Piaget rejoignent les conclusions d’A. Soubelet. Mais si la notion de « connaissances » est bien cernée, celle « d’activité » reste imprécise. Janet et Piaget ne la partagent pas : pour Janet, la perception est déjà une action. Les résultats d’A. Soubelet ou les critiques de Piaget n’invalident donc pas le modèle de Janet, qui bénéficie d’importants soutiens empiriques récents. Examiner le lien connaissances–activités nécessite une définition précise de la notion d’action : la psychodynamique expérimentale conserve donc tout son intérêt.

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