Workshop du 3 décembre 2011 : intervention de Onno van der Hart
Article mis en ligne le 11 novembre 2011

par Isabelle Saillot
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DE LA DISSOCIATION A L’INTEGRATION, LE PASSAGE A L’ACTE DE TRIOMPHE

1ER WORKSHOP EUROPÉEN DE L’ESTD

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3 DÉCEMBRE 2011 A PARIS - 9h/18h30

MAISON ADÈLE PICOT 39 rue Notre-Dame des Champs 75006 Paris

Métro Notre Dame des Champs – ligne 12 / Vavin - ligne 4

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DÉTAIL DE L’INTERVENTION DE O. VAN DER HART

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MATIN : CONFÉRENCE

« Définir la dissociation traumatique : peut-on réaliser un Acte de Triomphe ? »

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L’un des thèmes les plus importants pour l’étude et le traitement des troubles complexes liés au trauma est le rôle de la dissociation. Pour certains cliniciens et chercheurs, particulièrement aux États-Unis, les symptômes dissociatifs sont des phénomènes marginaux en ce qui concerne le trauma, se résumant surtout à la phobie des souvenirs traumatiques. Dans la recherche, les explications concernant ces tendances à l’évitement sont souvent vagues ou contradictoires. D’autres proposent au contraire que la dissociation soit le noyau même du trauma, en accord avec la conception des expériences traumatiques comme « points de rupture ». Selon ces vues, la dissociation réalise la division de la personnalité du sujet, c’est-à-dire de ses systèmes dynamiques, biopsychosociaux envisagés comme un tout déterminant
ses actions mentales et comportementales caractéristiques, en deux ou plusieurs parties de sa personnalité. De ce fait, les symptômes dissociatifs sont des manifestations de la coexistence de ces parties dissociées et de leur alternance. Ces perspectives sur la dissociation sont plus européennes que
les précédentes, et prennent leurs racines dans les travaux pionniers de Pierre Janet. Cet exposé se propose de critiquer la conception marginale de la dissociation comme évitement et de détailler les arguments en faveur de la dissociation comme cœur du trauma ainsi que sa pertinence pour la pratique clinique.

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APRÈS-MIDI : ATELIER PRATIQUE

« Phase 2 du traitement : l’intégration des souvenirs traumatiques chez des patients avec troubles traumatiques complexes »

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Cet atelier aidera les participants à prendre confiance en eux pour aider leurs patients à résoudre leurs souvenirs traumatiques. Comme le soulignait Pierre Janet, quand les individus sont confrontés à une réactivation de leurs souvenirs traumatiques ils “continuent l’acte ou plutôt la tentative d’acte qu’ils ont
commencés au moment de l’événement [traumatisant] et ils s’y épuisent” (Janet, 1919, p. 275). Autrement dit, ils ne réussissent pas à s’adapter à ces expériences insoutenables ; ils ne réussissent pas à mener à bien entièrement ces tentatives d’action. Dans le contexte d’un traitement par phase comprenant (1) la stabilisation, la réduction des symptômes et l’apprentissage de compétences ; (2) le traitement des souvenirs traumatiques ; et (3) l’intégration et la réhabilitation de la personnalité, la Phase 2 du traitement vise à aider les patients à atteindre une réorganisation interne qui leur permette
de parachever leur expérience traumatique ; dans les termes de Janet, d’effectuer l’acte de liquidation. D’après Janet, la théorie de la dissociation structurelle distingue deux niveaux d’intervention pour l’intégration des souvenirs traumatiques : une synthèse guidée (qui peut prendre plusieurs formes, y compris l’EMDR) et une réalisation guidée. Cet atelier aidera les participants à appréhender ces deux niveaux d’intégration et leurs interventions thérapeutiques associées, ainsi qu’à prendre conscience du
travail préparatoire essentiel devant être réalisé avant de traiter les souvenirs traumatiques de manière séquentielle. Sans cette préparation, le travail sur la mémoire peut être déstabilisant. Les thérapeutes doivent avoir une bonne compréhension de l’organisation de la personnalité dissociative que présentent
ces patients, y compris les parties dissociées, leurs forces et leurs déficits, et leurs relations mutuelles. Ils doivent traiter ces déficits tels que la dérégulation des affects, et aider les patients à développer les ressources nécessaires à ce que le traitement des souvenirs traumatiques soit un succès.

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